Tu as vécu comme un échec ta première césarienne ? Tu penses que c’est trop dangereux après celle-ci d’accoucher par voie basse et mieux, naturellement ? Tu as entendu dire, et même de la bouche de certains professionnels, que le risque de rupture utérine est trop élevé ?
Tu sais certainement que l’accouchement par voie basse après césarienne est possible. Souvent décriée par certains professionnels, elle n’en reste pas moins possible.
Et si je vous écris aujourd’hui ça n’est pas pour pousser cette affirmation tout au long de l’article, mais plutôt pour parler du ratio bénéfice/risque.
Je souhaite que les mamans puissent ainsi procéder à un choix éclairé pour leur accouchement en leur exposant :
- Les chiffres de l’Accouchement par Voie basse Après Césarienne pour pallier la désinformation.
- Et les risques de rupture utérine et surtout les chances de ne pas en faire.
La désinformation : les chiffres de l’accouchement par voie basse après césarienne.
En Australie*, le taux de césarienne est d’environ 1 sur 3, expliquant le nombre important de femmes abordant leur prochaine naissance avec un utérus cicatriciel. Et parmi ces femmes, 84 % subissent une autre césarienne et souvent, elles sont programmées. Le nombre d’AVAC (accouchement par voie basse après césarienne) reste alors très faible, alors que le taux de réussite de cette dernière est de 50 % à 90 %.
Ces chiffres sont similaires en France : selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), au total, 36,5 % des femmes ayant déjà subi une césarienne accouchent par voie vaginale.
On peut se demander si ce taux important de césariennes suite à une première césarienne est dû à une grande désinformation sur cette thématique et les statistiques méconnues…
Est-ce que si les mamans connaissaient les vrais risques de la rupture utérine, elles choisiraient une autre option que la césarienne ?
On peut fortement supposer que si l’opportunité d’un AVAC était proposée, qu’un accompagnement adéquat était mis en place, le nombre de femmes qui accouchent par voie vaginale après une première césarienne serait bien plus élevé.
Avant de parler des risques de rupture utérine, éclaircissons ce que c’est exactement.
Qu’est-ce qu’une rupture utérine ?
La rupture utérine est une déchirure de l’utérus pouvant provoquer une expulsion du bébé dans la cavité péritonéale, mais pas toujours. Elle peut se produire en fin de grossesse ou lors du travail actif.
La rupture utérine peut se produire si :
- La femme a un utérus cicatriciel. Dès lors que la femme subit une première césarienne, son utérus devient cicatriciel.
- La femme a des facteurs prédisposants tels que des utérines congénitales, un traumatisme, etc. La rupture utérine peut se produire même en l’absence de cicatrice.
Les risques de rupture utérine et les chances de ne pas en faire ?
Comme nous abordons le thème de l’AVAC, faisons un petit focus sur ce qu’il se passe lors d’une rupture utérine ?
Il existe deux types de rupture utérine associés à l’AVAC :
- La rupture catastrophique (symptomatique) : l’ancienne cicatrice se sépare sur toute sa longueur, le sac amniotique se rompt et le bébé est poussé dans la cavité abdominale. Est engendré des saignements importants, un état de choc des protagonistes et le bébé se trouve en grave danger.
- La rupture asymptomatique : la cicatrice se sépare en partie sur sa longueur, le sac amniotique reste intact et le bébé reste dans l’utérus. Les saignements et les chocs sont minimes et le bébé survit généralement.
Le type le plus courant de rupture utérine est l’asymptomatique.
Longtemps, il a été recommandé de faire une troisième césarienne programmée par rapport aux risques de rupture de la cicatrice de la précédente opération.
Maintenant, de plus en plus de maternités acceptent d’essayer par voie basse. Il y a 99,5 % de “chances” pour les femmes d’avoir un accouchement sans problème après avoir subi une césarienne.
J’aime parler de chances plutôt que de risques. Pragmatiquement parlant, le risque est une notion complexe. Si tu as 1 % de risque que tout se passe bien ou que tout se passe mal, si tu es le 1, c’est 100 % pour toi.
Il est également impossible d’éliminer tous les risques de la vie (ou de la naissance) et chaque option comporte des risques. Alors, pourquoi ne pas regarder les choses du bon côté ? En gardant toujours en tête que le type courant de rupture utérine est asymptomatique.
Tout ce que les femmes peuvent faire, c’est choisir le risque qui leur convient le mieux. Tout en sachant qu’il n’y a pas de choix sans risque.
Pour parler chiffres avec une connotation positive : 9 950 d’utérus sur 10 000 ne se rompront pas lors d’un AVAC. Et encore plus parlant, 199 d’utérus sur 200 ne se rompront pas lors d’un AVAC.
Evidemment les risques d’un AVAC doivent être présentés à la maman, mais pourquoi pas du bon côté ? Pour que la maman puisse procéder à un choix éclairé sans trop “d’anxiogénéité”.
Certaines études montrent également que plus l’accouchement par voie vaginale après une première césarienne est physiologique, sans intervention extérieure, telle que le déclenchement, plus les chances que tout se passe bien augmentent.
J’espère par cet article soutenir les mamans dans leur choix d’accoucher par voie vaginale après une césarienne. Mais sache que si tu préfères opter pour la césarienne, c’est ok ! Comme j’aime le répéter, l’essentiel, c’est d’avoir connaissance de toutes les possibilités.
Les idées fausses en circulation, s’expliquent par les habitudes de la société ou le manque d’informations. Je vais terminer par rappeler que les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sont très claires, sauf pour des cas particuliers, il est conseillé d’encourager et de soutenir les naissances par voie basse.
Partage-moi ton expérience en répondant à cet article si tu as accouché par voie basse après une césarienne.
Et si tu envisages l’AVAC, pour prendre ta décision, tu as plutôt pris l’aspect “chance” en compte ou bien les risques associés ?
Tu as besoin d’un soutien et d’une épaule pour vivre ce moment ? Je propose mes services d’accompagnante à la naissance et ce même en ligne. Écris-moi !
Prendre la décision de vivre un accouchement par voie basse après avoir été césarisée, c’est aussi bien s’informer, s’entourer de personnes soutenantes . Un peu comme pour tous les types d’accouchements.
*Source et statistiques : https://midwifethinking.com/2016/06/15/vbac-making-a-mountain-out-of-a-molehill/

As salam alikom mes soeur je voulais juste vous dire que comme ecrit dans l article ces possible j ai eu mon première enfants al hamdoulilah en 2012 par césarienne et mon 2eme enfants en 2016 al hamdoulilah par voix basse al hamdoulilah. Par la grace d allah tout et possible belle grossesse a vous mes soeurs
Allahuma baarik. Ca fait plaisir 🙂 Qu Allah te préserve toi et ton foyer